mardi 6 mai 2014

Nantes - La Rochelle - Nantes : 365km en 2 jours - J1

En guise d'entraînement avant un périple plus long qui devrait m'amener vers le Massif Central d'ici quelques semaines, je décidai, en ce début mai, d'améliorer mon foncier. Et d'aller vers une ville que je n'avais encore jamais rallié en vélo, et que je considère comme une des plus belles de France : La Rochelle, distante de 180km de Nantes.


Itinéraire : en jaune l'aller ; en rouge le retour

Profil de la 1e étape


En ce dimanche matin printanier, avec un seul sac à dos, je partis direction plein sud.
Une traversée de Nantes toujours sympathique, puis la banlieue nantaise, avant d'atteindre des zones maraîchères dans l'est du pays de Retz.
Des routes assez peu circulantes, mais une chose assez normale, car il était à peine 10h en ce dimanche matin.


Nantes

Signalons un passage de route désagréable toutefois : entre Viais et Saint-Colomban (44), un tout petit bout de 2x2 voies limité à 110km/h, sur 1km environ. Une piste cyclable parallèle ne serait pas du luxe, car c'est toujours un peu dangereux...

Et je partis donc en direction de Legé, par des bonnes routes départementales, et un soleil voilé accompagné d'un léger vent latéral. Des conditions de route plutôt très bonnes, donc.

Je continuai sur cette route jusqu'à Corcoué-sur-Logne (44), où je bifurquai sud-est, direction Rocheservière. A signaler un petit raidillon à Corcoué, une côte bien prononcée d'environ 500m. Rien d'infranchissable, mais cette côte fut ma première de la journée. Je n'en aurai pas beaucoup, pour être honnête... 
Arrivé en haut, ce furent 6 km d'une petite route fort agréable, dans le vignoble nantais.

Rocheservière (85)

Puis, à Rocheservière, première localité vendéenne, je repris plein sud, sur une route large, vers les Lucs sur Boulogne. Pour l'anecdote, je n'ai pas compté le nombre de campings cars qui m'ont doublé sur cette route !

Vers les Lucs/Boulogne, je continuai toujours plein sud, en direction du Poiré-sur-Vie. Cette localité de 8000 habitants n'a franchement rien d'extraordinaire en apparence, si ce n'est son club de foot qui fait sa réputation, et qui joue en National.
A signaler une nouvelle belle côte avant d'arriver au Poiré-sur-Vie.
Puis, par des routes à  faible circulation, direction La Roche-sur-Yon. Une route très vallonnée, mais avec des vallons prononcés. Des paysages de bocage vendéen, sans grand intérêt.

La Roche-sur-Yon

La Roche-sur-Yon, dont on a assez vite fait le tour des belles choses, est une ville idéalement située : elle est pile à mi-chemin entre Nantes et La Rochelle, sans qu'on aie de quoi faire un détour. Et c'est une ville bien assez grande pour pouvoir y déjeuner un dimanche midi !


Après La Roche-sur-Yon, je continuai sur la route de La Tranche-sur-Mer pendant une dizaine de kilomètres, avant de bifurquer à l'ouest vers Nesmy.

Dès lors, c'était parti pour 30km de routes très pittoresques !
Que des petites routes, dans la vallée de l'Yon entre autre, puis à travers monts et vaux, jamais très loin de la voie ferrée, jusqu'à La Bretonnière. En prenant également un pont sur le Lay, entre Le Champ-St-Père et La Bretonnière; un pont et les quelques hectomètres préalables, qui ne furent même pas bitumés !

Pendant 2km, une route dégradée vers L'Île, La Bretonnière (85)

Arrivée à la Bretonnière (85)


Arrivé à la Bretonnière, nouveau petit raidillard (200m à 10%), puis c'était parti pour 30 kilomètres de marais poitevin! Un marais poitevin beau, original, mais... venteux ! D'abord avec un vent latéral fort, sur une route ouverte à tous vents, je bifurquai est-sud-est après Triaize, afin de contourner l'anse de l'Aiguillon.
Et à cet endroit, pas d'autre possibilité que de 'manger' pleine face le vent. Un petit 30km/h assez désagréable, de surcroît dans des lignes droites... mais pour aller en Charente-Maritime et passer la Sèvre Niortaise il y a peu de ponts...

Dans le marais, en suivant la Vélodyssée (itinéraire cyclable balisé longeant l'Atlantique) il y eut 2 passages non asphaltés. Le 1er, quelques hectomètres avant de franchir le canal de Luçon, est un bon chemin roulable.
Le 2e constituait en un chemin sur une digue, d'environ 2km, dans un enclos à... moutons ! Et sur cette partie, absolument pas adaptée à des roues fines, je crevai...


 
La Vélodyssée, dans le marais poitevin, vers Triaize (85)

Passage au-dessus du canal de Luçon (85)

Pendant 2km, chemin de la Vélodyssée, dans un enclos à moutons

Le vent étant fort, il me tardait d'arriver en Charente-Maritime.. et une fois passé le pont de Brault signant aussi mon entrée en Poitou-Charente, je rebifurquai sud-est, direction non pas La Rochelle, mais le pont de l'île de Ré, que je voulais voir et escalader en vélo.


L'église d'Esnandes (17)

Si Charron et Esnandes se passent sans encombre, les 3 villages qui suivent (Marcilly, Nieul sur Mer, L'Houmeau) ont de très mauvaises indications routières ! Qu'ils fussent tortueux et charmants c'est une chose ; que je dusse m'arrêter tous les 500m pour lire ma carte, dans un endroit pourtant assez fortement urbanisé et avec beaucoup de cycles... c'est anormal !

En vert et bleu : vue sur l'anse de l'Aiguillon et la pointe du Plomb (17)

Une fois au pont, à mon 172e kilomètre, je l'escaladai, bien sûr. Tout du moins jusqu'à sa partie la plus haute, histoire de ne pas m'infliger 5km supplémentaires. Il faut savoir que le pont est payant pour tout véhicule motorisé, mais gratuit (et sécurisé) pour les cycles et piétons. Après les ponts de St-Nazaire, Noirmoutier, et de Normandie, c'est le 4e pont remarquable que je fais : et ce pont de l'île de Ré est, de loin, le plus agréable des quatre ! Il y a bien 40m de déniveler à escalader, mais le moins qu'on puisse dire c'est que la pente est douce, on ne la sent pas vraiment.

Arrivée devant le pont de l'île de Ré (17)

Route cyclable avant le pont

Sur le pont de l'île de Ré

Redescendu du pont, j'allais par la route la plus courte à La Rochelle, dont le quartier des Minimes (au sud), ma destination finale, m'était séparée d'encore 13km.
13km longs, mais beaux.

Arrivée à La Rochelle

La Rochelle

La Rochelle

Le soir j'arrivai à l'auberge de jeunesse de La Rochelle, une très belle auberge de jeunesse, rénovée, et bien située (au port de plaisance et à 1km de la plage).

Pour un total de 186km, à une moyenne de 21,4km/h. Et s'il fallait résumer la journée, ça serait préciser une météo très correcte, sauf dans les polders en lignes droites du marais poitevin, avec un vent d'est aussi rare qu'usant! Des paysages de Nantes à La Roche/Yon sans grand intérêt. Tandis que la 2e partie, de La Roche/Yon à La Rochelle fut beaucoup plus sympa!


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Nantes - La Rochelle - Nantes : 365km en 2 jours - J2

Après avoir effectué 186km la veille, j'étais plutôt en forme pour attaquer, en ce lundi, le retour vers Nantes. 175km étaient prévus, à travers la Vendée.

Le tracé de ces deux jours : en jaune l'aller ; en rouge le retour.

Profil de l'étape


Vers 9h30, par une météo ensoleillée, déjà chaude, je fis pour commencer un crochet d'1km par la plage. La plage des Minimes, une belle plage dans La Rochelle. A ma grande surprise, complètement déserte !

La plage des Minimes (17), déserte, en ce lundi matin

L'entrée du port de La Rochelle (17)

Puis, je partis réellement, direction plein nord, en repassant dans le centre-ville de La Rochelle, puis Esnandes, le pont de Brault, et à nouveau le marais poitevin.

 L'anse de L'aiguillon, vers Esnandes


30km de plat intégral jusqu'à Luçon (85) avec un vent de dos donc de sud, pour 15km en sentier plutôt roulants, mais qui demanderaient à être... désherbés!

 Vue sur la Sèvre Niortaise, séparant la Vendée de la Charente-Maritime.
En arrière-plan, Charron (17)

Sentier de la Vélodyssée (itinéraire cyclable longeant la côte atlantique), dans le marais poitevin

La Vélodyssée dans le marais poitevin, à environ 15km au sud de Luçon

La 'route' cyclable vers Luçon (85). Agréable, relaxant, mais pas très large...


La route cyclable en approche de Luçon (85)

Le centre de Luçon.
Son clocher, véritable point culminant, est un repère visible de tout le marais poitevin !

Arrivé à Luçon, il n'était pas encore midi, mais je décidai de me restaurer, car je m'apprêtais à traverser la Vendée jusqu'à Montaigu, sans un seul gros village.

Après Luçon, toujours avec un léger vent de dos fort appréciable, je continuai plein nord, d'abord vers Mareuil-sur-Lay (85), par une route nationale très circulante et pénible.


Puis, à nouveau par les petites routes, notamment celle très agréable vers Château-Guibert (85), qui monte
légèrement en suivant un lac.

Mareuil sur Lay

 Lac entre Mareuil-sur-Lay et Château-Guibert

La route, au pied de Château-Guibert (dont on aperçoit le clocher sur la droite)


Arrivé à Château-Guibert, je continuai plein nord direction Thorigny, puis La Chaize-le-Vicomte. Une route assez agréable, plutôt ombragée, mais une quinzaine de kilomètres essentiellement en faux plat montants... à vrai dire, la seule difficulté de la journée. Par une température alors à son maxima, qui devait avoisiner les 30° au soleil.

Après La Chaize-le-Vicomte, je continuai toujours tout droit direction nord, vers La Ferrière, Chauché, Montaigu. Des routes le plus souvent sans grand trafic, donc fortement agréables.

En approche du village de Chauché (85)

 Le château de Montaigu (85)



Après Montaigu (85), après une bande cyclable très agréable en parallèle d'une route nationale, je continuai toujours direction Nord-Nord Est, jusqu'à Clisson (44). Uniquement par des petites routes.

Une rue de Clisson (44)

Clisson, vue nord de la Sèvre nantaise

 Clisson, vue sud. Une ville aux accents italiens
Clisson, son château


Avant de rebifurquer direction nord-ouest vers Vertou. Une route dans un paysage de vignobles, sur une dizaine de kilomètres. Que je me décidai à passer en mode contre-la-montre, pour être sûr d'arriver avant la nuit.

Puis Nantes, où j'arrivai en ville vers 20h30.



La Loire à Nantes, vue sur les quartiers est (Marcel Saupin, Malakoff...)

A gauche : le château des ducs et la tour Bretagne en arrière plan.
A droite : la cathédrale, et un tramway.



Après 178km, de La Rochelle à Nantes. Qui aura été au final plus facile que la veille, grâce au vent. La chaleur était (un peu) éprouvante, mais sans être écrasante pour autant.

mercredi 12 mars 2014

J4 - A travers le Sud Bretagne - Questembert - Nantes 115km


A l'origine, dans un planning assez chargé du fait d'élections municipales pour lesquelles je candidatais, je m'étais prévu un biketrip de 4 jours.
Mais finalement, la météo exceptionnellement clémente pour la saison, la forme physique, et l'absence d'impératif à un jour près, me décidèrent à continuer une journée de plus.






Toutefois hors de question, en cette matinée, à Quimper, de prendre 2 jours supplémentaires : nous étions un mercredi, et je devais impérativement être en région parisienne en fin de journée le jeudi. Par conséquent, j'avais deux choix: soit partir de Quimper pour rouler sud-est jusqu'à une gare SNCF ; soit m'avancer en train jusqu'à une gare SNCF à environ 100km de Nantes, pour finir en vélo.



C'est cette deuxième solution que je choisis. Le TER Quimper-Nantes s'arrêtant à Questembert, petite ville morbihannaise située entre Vannes et Redon, je jugeai vite de la pertinence d'en faire mon point de départ, pour arriver en fin d'après-midi à Nantes, sans être stressé par la nuit tombant.


Me voilà donc, après 1h30 de train, à la gare de cette petite bourgade, direction est puis sud-est.

Quimper départ fictif de cette 4e journée

La gare de Questembert, départ réel de cette 4e journée

Les jambes furent en réalité en ce 4e jour un peu + lourdes, et peu aidé par un vent de face assez modéré, je n'avais pas une grande forme les premières dizaines de kilomètres. Toutefois je passais Rochefort-en-Terre, très belle cité de caractère, avant un parcours avec un peu + de relief. Rien d'impressionnant, des montées: de 40 à 50m de dénivelé. Typique de la Bretagne...

Rochefort-et-Terre

La route vers Saint-Jacut-les-Pins (56)

La route, toujours dans la pinède, vers St-Perreux (56)


Par les petites routes dans la pinède qui n'auraient pas été sans rappeler les Landes françaises par la végétation et le climat, je me retrouve à Redon, ville à l'extrême sud de l'Ille-et-Vilaine, connue nationalement pour ses inondations récurrentes chaque hiver, mais ce jour là très paisible. Je m'y restaurai, en espérant retrouver un peu plus de force dans l'après-midi, avec un vent qui s'annonçait faiblissant et une météo toujours aussi ensoleillée.


Redon (35)

Après Redon, je pris 4km de route assez circulante, avant de bifurquer sur la gauche, et prendre 15km de routes de campagne des plus agréables, faits d'une succession de légers faux plats montants et descendants.
Ce relief, typique de la Loire-Atlantique, je le garderai jusqu'à Nantes. Non sans me déplaire...

La route vers Avessac (44)

La route sur les hauteurs de St-Nicolas-de-Redon (44)

Blain (44), son château, son canal.

J'enchaîne ensuite par Plessé, la sympathique forêt du Gâvre, Blain et son château, Notre-Dame-des-Landes, Treillères, puis La Chapelle sur Erdre. Que par de belles routes départementales, par un paysage de bocages. Avant d'arriver à Nantes.

Pas grand chose à raconter sur cette partie, si ce n'est que les routes furent assez agréables (exception faite de la traversée de Blain), avec peu de circulation. Et un relief fait de quelques côtes, mais, avais-je l'impression, de bien plus longs faux plats descendants, avec à vue d'oeil une déclivité sous les 0,5% de pente.

J'arrivai à Nantes nord mon point final, finalement à l'heure que j'avais prévu le matin à mon départ. Mon point final était là, mais la forme étant revenue, j'aurais pu continuer quelques dizaines de kilomètres encore.




En résumé de ce biketrip, je peux dire qu'il s'agissait d'un biketrip très agréable, avec du relief, du plat, et aussi de longues distances et du vent. Et, fait à signaler, ce fut mon premier biketrip de plus de 3 jours où ma tenue imperméable ne me fut d'aucune utilité ! Un franc soleil, tout au + brumeux, tout au long de ces quatre jours!