lundi 13 octobre 2014

Nantes - Tours 233km en 1 jour - RECORD PERSO!



Lundi 13 octobre 2014.
La météo s'annonce bonne, et je me sens en forme. Il y a quelques jours, j'ai poussé mon record perso à 205km en une journée. Mais étant encore relativement frais à l'arrivée, je pense être capable de faire quelques dizaines de kilomètres supplémentaires.
Idéalement j'envisage de le faire avant le décalage horaire, pour profiter d'une amplitude diurne assez importante.

Deux jours avant, malgré une météo affreuse, je vois une possibilité de faire un tel biketrip ce lundi. Car en cette journée d'automne, la météo est annoncée plutôt bonne, douce, et avec un vent d'ouest assez fort. Par conséquent, un temps idéal si on se décide d'aller vers l'est !


Je mets mon réveil, et je me décide de partir vers 7h30.

Il fait encore nuit, et je traverse toute l'agglomération nantaise du nord-ouest au sud-est à l'aube. C'est l'heure de pointe, et exception faite des quelques bandes cyclables, c'est pas un moment agréable.

Quitté Nantes, assez rapidement je me retrouve vers La Chapelle-Heulin, dans la zone du Muscadet. Les paysages sont beaux, et vu les fortes de pluies de la veille, la lumière du soleil rend des couleurs saturées.

Ca monte légèrement, mais rien de difficile.
Après Vallet, en revanche, j'ai quelques vallons plus prononcés de plus de 60-70m de dénivelé, entrecoupés de plateaux avec route droite et généralement plate.


Vignoble de Vallet 


J'arrive dans le Maine-et-Loire, dans les Mauges. Changement de végétation : d'un paysage de vignobles, je passe à un paysage plus bocager, plus semblable à ce qu'on trouve ailleurs dans le Grand Ouest.
C'est un peu monotone, à vrai dire.

Je passe Beaupréau, Chemillé. Il est encore assez tôt, à peine 11h30, mais je me décide de déjeuner à Chemillé, parce qu'après, c'est 35km de campagne jusqu'à la prochaine ville.

 Chemillé

A l'approche de Doué-la-Fontaine, je retrouve un paysage de vignoble sur une dizaine de kilomètres: celui des coteaux du Layon.

Coteaux du Layon, vers Aubigné-du-Layon 

Saint-Georges-sur-Layon
Doué-la-Fontaine n'a pas grand intérêt et je traverse cette ville rapidement.
A la sortie, une route nationale en direction de Saumur est interdite aux vélos, et je me dois de faire un détour de 2km. Reconnaissons-le : c'est plus tranquille et sécurisant. De surcroît, les indications routière de cet itinéraire bis sont bonnes.

J'arrive à Montfort. Dans ce village en revanche, les indications sont assez mauvaises dans ce village, et je me perds un peu. Mais après un léger détour, je retrouve ma route. Je continue toujours plein est, en direction du Thouet, à Saint-Just-sur-Dive. Une route sans grand intérêt, avec plusieurs villages étendus tout en longueur sur la route.


Paysage vers Brézé. Sur la butte, on reconnaît le château.


Peu après, j'arrive vers Brézé. Le 1er château de la Loire que je vois ! Initalement je ne pense pas traverser ce village, et je veux continuer toujours plein est, en direction de Fontevrault-l'Abbaye.

Seulement voilà... la route que je veux prendre traverse une zone militaire, et en cet après-midi, la route est barrée. Petit coup de démoralisation, je dois faire 8km supplémentaires, afin de contourner le camp par le sud...

 
Oups...

Je passe dans le village de Brézé, afin de faire un court passage dans la Vienne, Poitou-Charentes. Assez étrange de passer dans le Poitou lorsqu'on veut aller de Nantes à Tours !
La route monte un peu, et je me retrouve à nouveau dans un paysage de vignobles, dans les Hautes-Côtes de Saumur.


 Château d'Eternes, Roiffé (Poitou-Charentes)

Je me désaltère à Roiffé (86) car ces précédents faux plats montants m'ont assoiffé, et mes réserves en eau deviennent faibles. Puis je continue direction Chinon par les petites routes, une ville située à 30km. Il fait beau, mais le vent n'est pas si favorable que prévu, et il fait frais. En revanche, les routes sont sympathiques.

Je me retrouve vers Lerné (37) sur une petite route de vallée large dans un paysage plutôt céréalier, et je trace toujours vers l'Est. Je passe à côté du château où habita François Rabelais, sur une route surplombant la vallée. Chinon n'est plus très loin, et je commence un peu à fatiguer. Assez normal, après 160km : ma vitesse de la dernière heure a perdu plusieurs kilomètres-heure.


Château du Coudray-Montpensier 


Peu après, j'arrive donc à Chinon, par une route avec un fort trafic. Chinon est une très belle ville, avec un beau château. Je passe le pont sur la Vienne, traverse rapidement le centre-ville sans prendre le temps de flâner, et je pars pour une escalade bien raide! Environ 500m à plus de 15% de moyenne. En réalité, je suis la route cyclable indiquée pour arriver sur les hauteurs de Chinon... mais ce que je ne sais pas, c'est que cette route cyclable redescend dans le centre-ville, pour remonter à nouveau !
Une pente encore + raide, vers 16 ou 17% sur quelques centaines de mètres, puis me voici arrivé en haut.


 
 Chinon vu d'en bas
 Chinon vu à mi-pente
 Sortie de Chinon: 18km de ligne droite jusqu'à Azay. Pénible, mais assez inévitable.


Je quitte Chinon, et j'arrive dès lors sur une route que j'appréhendais. Entre Chinon et Azay-le-Rideau, la route est large, avec beaucoup de trafic à une heure de pointe, et tracée au cordeau en pleine forêt ! Pas la moindre petite courbe dans les 18km séparant ces 2 localités !
La route a beau être large, je sais que je suis visible, mais c'est une route assez pénible. Théoriquement limité à 90km/h, certains me doublent à près de 120kmh. Qui plus est, avec quelques passages assez pentus.

Entrée du Château d'Azay


A Azay-le-Rideau, village reconnu pour son château un des plus beaux de la Loire, je ne m'attarde pas. Il est environ 18h50, la nuit commence lentement à tomber.
Je tourne à droite, dans la vallée de l'Indre. Une petite route sans trafic en bordure de maisons troglodytiques. Malheureusement, il fait de plus en plus nuit, et je n'ai pas le temps d'apprécier à leur juste valeur ces habitations originales. Je suis une véloroute parfois très étroite, jusqu'à Monts. Où il commence à bien faire nuit.

De Monts à Joué-les-Tours, une agréable surprise m'attend! Une route cyclable parallèle à une départementale, et indépendante. Il fait nuit. J'ai beau être équipé convenablement pour la conduite de nuit, il est toujours agréable de prendre des routes cyclables quand il y en a.

La route monte un peu, mais assez rapidement, j'arrive dans la banlieue de Tours.

Mon point d'arrivée final est à Chambray-lès-Tours, au sud-est de l'agglomération tourangelle. Je m'y dirige, non sans me perdre un peu dans Tours. Je n'ai plus de batterie sur mon portable, donc je n'ai plus de GPS. Et ma carte Michelin n'est pas assez précise pour m'indiquer toutes les routes.

A Chambray, j'arrive à destination, je fais une douche, on mange rapidement, puis c'est reparti vers le centre de Tours, en vélo bien sûr !

Après 226km depuis Nantes, j'arrive dans l'hypercentre de Tours !

 
Tours, hôtel de ville.

Au total, retour compris vers 0h30, j'aurai fait 233km dans la journée, ce qui constitue pour moi un record. Le tout en 10h30 de temps de selle, à une vitesse de 22,2km/h, sur un parcours légèrement vallonné mais ne comprenant pas de difficultés notables. J'étais bien sûr un peu fatigué à l'arrivée, mais je pense qu'en diminuant ma vitesse, j'aurais encore pu continuer un peu.


Le lendemain matin, je ferai 15km supplémentaires jusqu'à Esvres, pour arriver à ma destination finale.

mercredi 17 septembre 2014

Une journée en Côte d'Or - 125km


Jeudi 16 septembre 2014.
Je suis dans le sud de la Côte d'Or pendant quelques jours pour raisons professionnelles, et, sitôt fini ma mission, je m'octroie quelques jours de pause avant de retourner dans l'Ouest.

Il fait en cette mi-septembre sur la Bretagne une météo estivale fort appréciable. Environ 30° et un franc soleil.
Exceptionnellement, je n'ai pas pris mon vélo habituel avec moi, je n'ai pas mon équipement cyclo habituel, mais l'envie d'une sortie vélo est très forte !

Une proche qui m'héberge me prête donc son vélo, un VTT assez basique mais en bon état, et assez tôt le matin, je pars esquinter les roues par les petites routes de Côte d'Or !

En VTT, je n'ai jamais dépassé les 100km. Aujourd'hui, je me prévois 130km, par un relief assez exigeant.

Partant de Chagny, je me dirige à travers les grands vignobles de Puligny-Montrachet, puis Meursault, Monthélie. C'est l'époque des vendanges, les villages et vignobles sont assez animés par cette bonne ambiance. Les paysages faits de vignobles et de collines sont magnifiques.

Hôtel de ville de Meursault, connu pour avoir servi de lieu de tournage dans la Grande Vadrouille


Vue du vignoble à Auxey-Duresses

A Monthélie, après 8km environ, fin de la zone plane, début de la première grimpette : le col de Bessey-en-Chaume, environ 300m de dénivelé.

A proprement parler, ce n'est pas un col. Géographiquement, ça serait à rapprocher de la notion de seuil. Le col de Bessey-en-Chaume est assez connu des routiers, car c'est le point culminant de l'autoroute Paris-Lyon, et chaque hiver, ce lieu est bloqué plusieurs heures, occasionnant de gros embouteillages sur l'A6.

Bien évidemment, en cette fin d'été, je n'ai pas cette crainte. Bien au contraire : il fait déjà + de 25°, la météo est presque chaude, bien que l'essentiel de la côte se fasse à l'ombre. La montée, d'abord en fond de vallée, est assez régulière. Le VTT est plutôt agréable dans ce gros faux plat montant d'environ 4%. Jusqu'au hameau de Mandelot, c'est assez facile. Puis vient la 2e partie de la côte, un peu plus dure, avec quelques lacets.

La fin de la côte est plus facile et comporte une partie plate d'environ 1km.  Le haut se situe dans le village de Bessey-en-Chaume, à 600m d'altitude.

Paysage vers Bessey-en-Chaume


Je suis alors dans ce qu'on appelle le seuil de Bourgogne, une haute vallée large de 2km environ, qui permet la liaison entre le bassin fluvial de la Seine, et celui du Rhône. Le soleil commence à taper fort. Je me rends compte, un peu tardivement, que je suis parti sans eau : il me faudra donc trouver une supérette rapidement pour pallier à ce manque.

Un village au nom agréable...


Le Pont d'Ouche

Puis, peu après, je redescends le col par une route + ou - parallèle à l'autoroute, pour rejoindre la vallée de l'Ouche. Ensuite, je m'approche de Châteauneuf, d'abord en longeant ce beau canal de Bourgogne.


Le canal de Bourgogne

A Châteauneuf, j'ai le droit à une sacrée côte de 150m de dénivelé pour arriver au village, avec de beaux panoramas tant sur la vallée de l'Auxois que je surplombe, que sur le village de Châteauneuf au-dessus de moi. Je suis assez surpris par la difficulté de la montée : je ne l'avais pas prévue ! C'est un très beau petit village typiquement bourguignon, visible depuis l'autoroute A6, situé en haut d'une colline. Ce village est d'ailleurs classé dans les plus beaux villages de France.


Profil de Châteauneuf, vu d'en bas


La route menant à Châteauneuf


Châteauneuf

A Châteauneuf, je m'arrête dans un café, car il commence à faire franchement chaud. Je vois des nuages inoffensifs dans le lointain, je me dis que j'aimerais bien qu'ils s'approchent, pour m'apporter un peu de fraîcheur...


Route entre Châteauneuf et le lac de Panthier

Je quitte Châteauneuf par une toute petite route, pour plonger vers le lac de Panthier, puis Commarin. Les paysages, typiques du plateau de Langres, sont beaux.

Par un gros faux plat montant, j'arrive assez rapidement à Sombernon, village haut perché à 600m d'altitude. Ce coin, il m'est un peu familier, et je le connais très bien : j'y étais au collège ! La montée est régulière et assez facile, sur un bitume de bonne qualité et une route assez large ; et la seule partie délicate se situe dans le village, avoisinant un court moment les 15%.

Sombernon

Depuis mes années collège, le village a bien changé: il a gagné bien des habitants! J'y déjeune, et je repars en direction du nord. Cette route, je l'ai déjà faite des dizaines de fois. C'est une route plutôt plate, vers 550m d'altitude, sur la ligne de partage des eaux entre les bassins séquanais et rhodanien. Sur ma gauche le paysage est sans intérêt, tandis qu'à droite, lorsque je peux voir à travers les arbres, c'est magnifique !


Vue sur le butte de Mesmont


Paysage en amont de Savigny-sous-Malain


Savigny-sous-Mâlain

Après quelques kilomètres, je tourne à droite pour plonger vers Savigny-sous-Malain. Un village de 200 habitants, où j'ai vécu 2 ans. C'est une descente de 2km à 12% de moyenne, et la route n'a pas franchement changé, les paysages toujours aussi beaux !

Je connais encore des gens dans ce village, mais je décide de le traverser sans m'arrêter, car j'ai encore de la route à faire. Je prends en direction de Mâlain, une route en léger faux plat descendant puis une franche descente. Face à moi : un château restauré, et la vallée de l'Ouche. C'est beau.

Après Mâlain, j'ai un répit de 4km plats, et j'arrive à Pont-de-Pany, à nouveau au bord du canal de Bourgogne. Je le suis quelques hectomètres, puis, en tournant à gauche, je me trouve là au pied de la 3e côte de la journée, la côte d'Urcy.

Mâlain et son château


L'autoroute Paris-Dijon, vers Pont-de-Pany

Cette côte est renommée dans le petit monde du sport automobile bourguignon, car tous les ans, il s'y déroule une course de côte. Cela fait 20 ans que je ne l'ai pas prise, ni en voiture ni en vélo, et sa réputation me laisse un peu d'appréhension. Cette côte est aussi connue de tous les cyclistes dijonnais. Ce n'est pas la plus dure, mais elle permet de faire une agréable boucle en pimentant par une belle côte.

Première agréable surprise : le bitume : d'excellente qualité ! Le paysage est forestier, et je monte à un bon rythme. Je n'ai pas franchement d'ombre, et il continue de faire chaud.

Côte d'Urcy


Paysage dans la côte d'Urcy : la foret d'Arcey

L'excellente qualité de la route la rend plus facile que ce que je n'aurais imaginé. Une fois en haut, j'ai le droit sur une grosse dizaine de kilomètres à un tracé casse-pattes, dans un paysage plutôt céréalier, typique du plateau de Langres. Il n'y a pas grand monde sur la route, les paysages sont variés, c'est appréciable !

Vers Urcy

Vers Messanges, je tourne à droite, en direction de la route la plus courte vers Beaune. A partir de là, ça remonte. Une dernière côte d'une centaine de mètres de dénivelé, en direction de Villers-la-Faye.

Avec ce VTT, mal équipé, la chaleur commence à m'épuiser. Au soleil, la température dépasse allègrement les 30°. C'est assurément la + belle journée d'un point de vue météo où je fais du vélo en cette année 2014 !

En haut de la côte, je suis même forcé de m'arrêter quelques minutes pour éviter un début d'insolation... Je n'ai plus d'eau. Et ce n'est pas dit que je trouve quelque chose d'ouvert avant Beaune, encore à 15km.


Villers-la-Faye, Hautes-Côtes de Beaune

Après Villers-la-Faye, je retrouve un paysage de vignobles. Rapidement, les villages les + prestigieux du Bourgogne, où l'excellence vinicole n'est plus à démontrer : Pernand-Vergelesses, Aloxe-Corton, Savigny-les-Beaune... La route est plutôt descendante, et les paysages sont très beaux !
C'est l'heure de la fin des vendanges, il y a un peu + de monde sur la route. J'ai toujours + soif.

Route en amont de Pernand-Vergelesses

A Beaune, sitôt arrivé, je me précipite dans la première supérette trouvée pour me racheter 1,5L d'eau fraiche, que je bois quasiment d'un trait !


Je ne m'attarde pas dans cette belle ville que je connais aussi très bien, et je prends la direction du sud, vers Chagny.
Quelques kilomètres d'une route franchement pénible à la sortie de Beaune, puis, vers Volnay, une petite route de campagne en direction de Meursault. Arrivé à Meursault, la boucle est bouclée !

La route vers Meursault

Il me restera 6km pour rejoindre mon point de départ, après 125km de moyenne montagne effectués sous le cagnard bourguignon.

mardi 26 août 2014

8/8 - Rochefort - Nantes - 170km - Tarn Pyrénées Gascogne Atlantique



8e et dernière étape.
A force, la fatigue se fait sentir. J'ai déjà plus de 900km dans les pattes, par tous les reliefs. Et comme souvent, la dernière étape est psychologiquement la + difficile, car il faut arriver. La météo s'annonce plutôt mauvaise, notamment à cause d'un fort vent. Bref, je manque un peu d'enthousiasme au départ. Mais toute chose commencée doit être finie. Et je pourrai, ce soir à Nantes, dire "je l'ai fait !"




Je pars de Rochefort par une météo médiocre et un fort vent 3/4 face.
Un rapide tour de ville, et je prends la direciton plein nord en direction d'Aigrefeuille d'Aunis, par une route avec pas mal de trafic routier, plutôt en ligne droite. C'est plat.

J'ai pas encore fait 20km que le vent me fatigue, et je sais que le pire est devant moi... parce que la météo l'annonce, et car je vais traverser le marais poitevin, lieu toujours venteux.


Vers Vérines (17)

Toujours sur petites routes par un paysage plutôt céréaliers et par un léger relief, je continue + ou - plein nord, en direction d'Andilly. Au loin je vois la mer, mais le vent continue à m'user... je n'avais pour le moment pas encore eu de vent de face dans mon biketrip, et pour une dernière étape, j'aurais aimé plus agréable ! Tout breton que je suis, en vélo, je n'aime pas le vent.

Passé Andilly, c'est du plat intégral jusqu'à Luçon, à 35km. Altitude moyenne: 1m. Le vent d'ouest se renforce.


Marais poitevin vers Andilly (17)

Petites routes vers Andilly, face à un fort vent


Le paysage est sympathique : d'abord dans un marais très bucolique, puis par une toute petite route. Assez rapidement, je tombe sur la route La Rochelle / La Roche sur Yon, qui est beaucoup plus passante. Mais cela n'est pas si important, car il y a une large bande cyclable latérale. Tant mieux : le vent, latéral et toujours plus fort, vers 60km/h, me cesse de me faire des légers déports vers la droite.

Je passe le pont de Brault, qui signe mon entrée en Vendée. La route cyclable s'élargit encore. Un bitume d'excellente qualité où, malgré le vent, je trace à 25km/h 30km/h. Puis vers Puyravault, je tourne à gauche. Je sais que ces 4km inévitables direction ouest seront pénibles... 4 petits kilomètres avec vent pleine face. Je n'aime pas ça. Je n'aime tellement pas ça, que sentant poindre une hypoglycémie, je me décide à avaler mes barres hyperénergétiques achetées à Toulouse et qui ne m'ont pas servi dans les Pyrénées... de là à dire que le marais poitevin fut plus difficile que les Pyrénées, peut-être pas! Mais oui, les Pyrénées me furent plus agréables et moins démoralisants, même dans les pires côtes, que ces quelques kilomètres au vent violent.


Arrivée en Vendée, par une très large bande cyclable.


A Champagné, je bifurque à nouveau à droite en direction de Luçon. Toujours du plat, toujours du vent. Qui tourne en même temps que moi. Je l'ai 3/4 face. Mais ce qui m'inquiète, c'est le gros nuage noir qui m'arrive dessus...
Je n'évite pas la grosse averse, à la limite de la grêle. Puis peu après, Luçon. Je suis trempé, et l'arrêt "pause chocolat chaud" s'impose.

Puis, après un gros arrêt de près d'une heure, je repars, en direction du nord-ouest, et La Roche-sur-Yon. Une route assez peu intéressante au niveau touristique, avec beaucoup de poids lourds. Quelques côtes à signaler, notamment à la sortie de Mareuil-sur-Lay-Dissais.


Mareuil-sur-Lay-Dissais (85)


La Roche-sur-Yon (85)

J'arrive à La Roche sur Yon, où je déjeune. Je me reprends une heure de pause. Il est assez tard, et il me reste environ 70km. Mais la fatigue se sent de + en +. Aussi, je décide de tricher : à La Roche/Yon, je prends le train sur 30km, jusqu'à L'Herbergement, toujours situé en Vendée.

A partir de là, par une météo plus calme, ce sera 35km jusqu'à la banlieue nantaise. 35km légèrement vallonnés à travers le Pays de Retz, par Vieillevigne, Montbert, Le Bignon et Les Sorinières.

Vieillevigne, 1er village de Loire-Atlantique


Arrivée à Nantes. Au loin, la Tour Bretagne

J'arrive à Rezé, puis Nantes. Je traverse la ville jusqu'à chez moi. Je suis fatigué, et je manque parfois un peu de vigilance pour rouler dans une ville de cette taille. Mais qu'importe... j'aurai réalisé 1100km en 8 jours, dont 650km en 4 jours, je suis plutôt satisfait !

Sitôt rentré, je pense déjà au prochain biketrip que je pourrais réaliser. J'ai pris goût à la montagne, et je pense pouvoir affirmer que je suis apte à traverser tous les massifs montagneux. Reste maintenant à déterminer : où?