mercredi 12 mars 2014

J3 - A travers le Sud Bretagne - Quimper - Quimper - 130km

En cette 3e journée, je voyageais léger, sans sacoche, pour une boucle sportive autour de Quimper.

La météo s'annonçait aussi belle que la veille, avec une température un rien plus fraiche, mais avec un vent que j'allais avoir de face dans les montées.





Une journée sportive, car j'avais prévu de gravir 3 montagnes sacrées de Bretagne, à savoir la montagne de Locronan (289m), le Menez Hom (330m), et le Mont-St-Michel (380m). Pas très haut me direz-vous. Vrai, mais c'est ce qui se fait de + exigeant en Bretagne ; mais vu qu'on part à chaque fois du niveau de la mer, le dénivelé est important.



Le départ de Quimper est sportif. Une petite côte d'échauffement en quittant Quimper vers le nord-ouest vers Plogonnec, avant une belle côte. 110m de dénivelé, ce n'était que le début. A la sortie de Plogonnec, je tournai à droite, vers la montagne de Locronan, qui est aussi, au début, la vieille route de Quimper à Locronan. Un mur allant jusqu'à 17% de pente... Mais dans cette fraîcheur matinale, l'effort était sympathique. C'était avant un virage à droite, qui m'amenait un vent de face assez soutenu pour les 2 derniers kilomètres de la montée...

Arrivé en haut de la montagne de Locronan, à 289m (point culminant des Montagnes Noires bretonnes), une petite déception. Je pensais mériter un beau panorama sur la baie de Douarnenez. La vue sera bouchée à 3km...

La montagne de Locronan

Puis je redescendis vers Locronan. Assurément le plus beau village de Bretagne, et un des plus beaux villages de France !




Je n'y traîne pas, pour prendre la direction du Menez Hom, à environ 15km au nord. Je ne pars avec grand enthousiasme, la faute à ce vent de nord-nord-est que je n'avais pas prévu...


Je remonte dans les terres la baie de Douarnenez normalement très belle, mais que je peinai à voir. Puis, un peu avant Plomodiern, le pied du Menez Hom... Un simple vallon assez encaissé, et c'est parti pour 310m de dénivelé ! Une montée qui serait classée 3e catégorie Tour de France.
Le propre des côtes en Bretagne, c'est d'être sur des pentes plutôt très érodées par la vieillesse du massif armoricain. Ce qui fait donc que les pentes sont relativement douces de l'ordre de 4%, et beaucoup de routes se montent en quasi ligne droite : les épingles à cheveux sont très rares.

Je passe Plomodiern, puis le pittoresque village de Sainte-Marie-du-Menez-Hom, 150 mètres au-dessus.


Sortie de Ploeven, qui est le pied du Menez Hom, que l'on voit dans le fond.

Vue de Plomodiern depuis Sainte-Marie-du-Menez-Hom

Sainte-Marie-du-Menez-Hom, avec le Menez Hom en arrière plan

Le Menez Hom n'est plus très loin... les paysages sont assez étranges, c'est un paysage de végétation plutôt rase, moitié toundra moitié méditerranéenne. La route monte toujours, toujours en quasi ligne droite ou en virages très ouverts, ce qui implique que le Menez Hom est toujours en vue. Plus je monte, plus le vent est présent. Fort.

Arrivé au sommet, je suis assez satisfait de ma montée: je ne l'ai pas chronométré.

Col du Menez-Hom. Notez comment se traduit col en breton !

La partie finale de la côte du Menez-Hom, vers 300m d'altitude

Au sommet, à 330m !
Malheureusement, le vent 3/4 face ou face depuis Quimper m'a fait perdre plus d'une heure sur l'horaire prévu, et je me dois donc de modifier l'itinéraire prévu. J'avais prévu de prendre le pont de Térénez élu plus beau pont du monde 2013 pour arriver au Faou, autre beau village de caractère, où j'aurais pu déjeuner. Mais Le Faou était encore à 25km, et avec un relief casse-patte avec plusieurs côtes de + de 100m de dénivelé, avec du vent de face, il aurait été illusoire d'y arriver à une heure de déjeuner. Au sommet, je suis un peu déçu de la visibilité bouchée.

Vue nord-ouest, avec dans le lointain la vallée de l'Aulne et le pont de Térenez, primé.

Vue sud-ouest, vers la baie de Douarnenez

Vue Nord-est

Je me résous donc à bifurquer plein Est, direction Chateaulin, avec un petit passage au col du Menez Hom, un col au sens géographique du terme, qui se trouvait donc en aval du Mont, sur la route reliant Chateaulin à Crozon.

Une fois atteint le col en... descendant ! Je pris donc à l'Est, par un long faux plat descendant de 10km accompagné de vent de face plutôt frais, me rappelant, contrairement à la veille, que nous n'étions que début mars...
Chateaulin est une sous-préfecture du Finistère où j'étais sûr de trouver un restaurant ouvert.

Chateaulin
Chateaulin

Sitôt déjeuné, la dernière partie sportive m'attendait. Tout d'abord la côte de Stang ar Garront, connue de tous les passionnés de vélo pour être la montée référence des Boucles de l'Aulne.
Une petite descente, et c'est parti pour 5km de faux plat montant vent de face... une partie que je connaissais très bien, car dès lors, j'arrivais sur mon terrain de jeu d'enfance, là, au pied des Monts d'Arrée, où je grandis jusqu'à mes 13 ans, là où je fis, sur ces routes sans grande circulation, mes premières balades avec mes amis de l'époque, où je faisais les beaux jours les 4km entre chez moi (mais 100m de dénivelé!) et mon collège en vélo. Des routes que je connaissais par coeur!

A un moment, je tournai à gauche. Direction par les petites routes, pendant 15km, vers les Monts d'Arrée et son point culminant symbolique, le Mont Saint-Michel, avec sa montagne en forme conique coiffée d'une chapelle.

La route dans la campagne, vers Brasparts

La chapelle de la Trinité, Pleyben

L'approche du Mont-St-Michel est ralenti par ce vent de face, mais le paysage, bien que bouché par une brume, demeure beau et légendaire, dans ce paysage de tourbières qui durant des siècles fut le lieu de toutes les légendes malfaisantes de Bretagne. Le diable y habitait, et pas un habitant ne se serait amusé à traverser ce lieu de nuit !


A 1,3km du Mont-Saint-Michel, au fond à gauche

La partie finale, à 400m du haut. Beau, haut, mais venteux !

La chapelle Saint-Michel, perchée à 380m.

La particularité de ce mont est de pouvoir le gravir jusqu'à son sommet en vélo, grâce à un chemin bitumé. Le parking voiture est en contre bas. Et ces 300 derniers mètres, plus pentus, furent les plus beaux ! Non pas qu'ils furent difficiles, mais le vent, et surtout le paysage, donnaient une impression de hauteur certaine. Les Monts d'Arrée ne sont pas hauts, mais par leur végétation et leur climat, ils en donnent l'air.

La chapelle Saint-Michel

Vue ouest du Mont-St-Michel

Vue est du Mont-Saint-Michel, vers le Yeun Ellez, altiplaine de tourbière
Au sommet du Mont-St-Michel

Puis, en guise de conclusion la partie la plus agréable: 43km direction sud direction Quimper. Pas une descente intégrale, comme ces deux côtes prononcées entre Brasparts et Pleyben, de près de 100m de dénivelé chacune !
Je traversai Pleyben, mon village natal, où j'ai beaucoup d'amis encore et de la famille. Mais je me décidai de passer incognito Pleyben, afin d'arriver à Quimper avant la nuit.

Pleyben, mon village natal


Un peu après Pleyben, un faux plat montant des plus agréables : la traversée des montagnes noires jusqu'à Briec tout en montée très légère, mais avec un vent de dos ENFIN favorable !


J'en suis quand même à mon 3e jour de vélo, et je commence là à avoir quelques signes de fatigue quand même, et ce vent poussant est bien salvateur! Passé Briec, je savais que je n'avais plus que 10km de faux plat descendant. J'arrivai à Quimper non pas lessivé, mais assez fatigué quand même.

lundi 10 mars 2014

J2 - A travers le Sud Bretagne - Lorient - Quimper - 88km

Cette 2e journée était une petite journée. Une petite et très agréable journée, par un climat quasi estival en ce début mars. 88km guère plus, car la distance séparant Lorient de Quimper n'est pas immense, et pour pouvoir flâner l'après-midi venu dans Quimper.

La route que j'avais tracé m'amenait en 'longeant' la côte jusqu'à Concarneau, avant de remonter sur Quimper, par des endroits habituellement très touristiques.





Tout d'abord, Lorient. Il est 10h du matin environ, lorsque je quitte l'adresse de mon amie, dans le quartier de Kervenanec. La météo est optimale, elle est ainsi annoncée pour la journée. A l'ombre et à l'abri du vent, il ne fait pas encore très chaud. Mais au soleil, les manches courtes s'imposent déjà !

Sitôt quitté Lorient par l'ouest, je pris la route de Ploemeur, puis toujours plein ouest, vers Le Fort-Bloqué, sur la côte. Un léger vent de face maritime pour commencer, rien de mieux pour une mise en jambe!


Au Fort-Bloqué


S'en suivit 5km de route longeant la mer jusqu'à Guidel-Plages, une route côtière magnifique, par une météo idéale, avant de bifurquer à droite vers Guidel, et la première vraie côte. Dès lors, ça allait être montée descente jusqu'à Quimper, avec des côtes toujours + prononcées.

Pour aller dans le Finistère, je bifurquai quelques kilomètres avant Guidel par une route de campagne, avant de franchir la Laïta, petite rivière bien connue l'hiver dernier pour avoir inondé plusieurs fois Quimperlé.


Clohars-Carnoët, Moëlan... je traverse ces villages et pour moi, ça me rappelait les villes sentant l'approche des plages de mon enfance l'été venu... A ce moment, toujours par un relief casse-patte, il était à peine 11h, et le thermomètre dépassait déjà 20° au soleil !

La route longeant un bras de mer, vers Riec sur Belon

Je passe le pittoresque village de Pont-Aven, avant de remonter puis redescendre vers Tregunc, et Concarneau.



 
Pont-Aven

Trégunc





Concarneau, toujours aussi beau. Toujours aussi chaud ! A Concarneau, j'en profitai pour 'flâner' le long de la très belle route côtière, orientée sud. Il est 12h30. On pourrait y bronzer. En quittant Concarneau, je dis adieu à la côte sud bretonne, en prenant la direction nord-ouest vers Quimper.
D'abord par un petit mur, nommé Beg Menez, et qui est réputé être la plus dure côte du sud Finistère. Puis, s'en suivra une succession de côtes plus ou moins prononcées jusqu'à Quimper.


J'arrive dans ma ville natale vers 14h30, nous sommes le 10 mars, la Basse-Bretagne bat un record de chaleur hivernal : on se croirait en juillet. J'en profite pour faire un tour de cette belle ville.






dimanche 9 mars 2014

J1 - A travers le Sud Bretagne - Nantes-Lorient - 181km


En ce dimanche 8 mars, la météo s'annonçait magnifique sur la Bretagne, avec un fort vent de sud-est en prime.
L'ayant su quelques jours avant, je me décidai donc à partir en vélo de Nantes vers mes terres natales, le Finistère. Un biketrip que j'avais prévu maintes fois, mais souvent reporté à la dernière minute soit pour cause de mauvais temps, soit pour cause professionnelle ou pour raisons de santé.

Préparé sur la carte depuis longtemps, je me décidai donc à le faire: 2 jours jusqu'à Quimper, et + si affinités. Me présentant deux semaines après à des élections municipales en Ile-de-France, mon créneau de voyage était assez réduit, je me dis donc 4 jours de voyage maximum.

 Tracé général des 4 jours

Nantes - Lorient

Le profil du jour

Ce dimanche, il est donc environ 8h du matin, quand je me décide à partir, vers Lorient.
Une météo idéale, un vent de dos de 40km/h, me pousse très rapidement dans le point culminant de la journée, sur les hauteurs de St-Etienne-de-Montluc.
S'en suit, direction Savenay, une moyenne de 30km/h, ce qui n'est pas loin d'être ma plus forte vitesse sur plat durant une heure lors d'un biketrip, grâce à une route belle et large.

Puis, toujours avec un fort vent de dos et une chaleur devenant franchement agréable, je me perdis sur des petites routes de campagnes, avant de récupérer l'ancienne voie express jusqu'à Pontchateau. Une route par conséquent très large, et absolument déserte. Puis, des routes belles et assez larges, en longeant la voie express actuelle de Nantes à Brest, jusqu'à La Roche-Bernard. Plutôt agréable, bien qu'à l'approche du Morbihan, le relief devenait plus sec. Rien de difficile bien sûr, mais les premières vraies difficultés de la journée.

Au km65, je passai le fameux pont de La Roche-Bernard. Ce pont, synonyme durant de longues décennies de bouchons pour tous les bretons l'été venu, permettant de franchir la Vilaine, symbolise l'entrée dans la Bretagne administrative.


S'en suivit une cinquantaine de kilomètres par les landes morbihannaises, par Noyal-Muzillac ou Lauzach. Des petites routes sans circulation, une partie assez sportive et ombragée, avec quelques belles côtes. Là encore, à relativiser : aucune ne dépassant les 50m de dénivelé.



Le pittoresque village de Lauzach


Avant de rejoindre Vannes, par des petites routes cyclables, de Theix à Vannes.





A Vannes, une des plus belles villes de Bretagne, je déjeunai, toujours sous un soleil radieux. Avant de reprendre la route direction Auray. Une belle route, avec un vent devenant un peu moins favorable tournant sud-ouest, sur des faux plats. Un vent latéral puis 3/4 face constant, jusqu'à Auray, sur des routes belles mais vallonnées.


Auray et son port de Saint-Goustan

Auray, et son port Saint-Goustan, est particulièrement pittoresque. Après avoir fait un rapide tour de St-Goustan, je montai vers Auray centre, et son centre-ville tortueux. Puis je pris la route de Port-Louis, une belle route large, avec beaucoup de circulation. En ce dimanche ensoleillé, bien des gens avaient décidé d'aller faire un tour en bord de mer.

Avec à nouveau un vent de dos, alors que je dépassai mon 150e kilomètre. Je crois que lors de biketrips de plusieurs jours, je ne m'étais jamais senti aussi bien sur une telle distance ! Il me restait encore 30 kilomètres, mais je crois que, avec un tel vent de dos, j'aurais pu en faire 80 ou 100 !


Après avoir passé la belle ria d'Etel, j'arrivai alors à Locmariaquer, face à Lorient. Arrêt impératif, le temps d'attendre le bac. J'avais calculé ma vitesse et mes arrêts de sorte à ce que j'arrive pile à l'heure pour le prendre. Le dimanche, il n'y a qu'un bac par heure, donc il s'agissait de ne pas le manquer, sous peine d'un détour de 18km...
La ria d'Etel




Arrivé à Lorient, il me restait encore quelques kilomètres. En profitant pour faire un tour dans la ville. Une ville semblant très agréable à vivre, mais qui n'excelle pas par la beauté de son architecture, la faute aux bombardements de 1944.





Arrivé à destination, après 181km, j'aurais pu continuer. Mais la nuit tombait, et mon amie habitant à Lorient, mon arrivée du jour se situait là.


Le lendemain, j'allai jusqu'à Quimper, 80km en longeant la côte.