jeudi 14 mai 2015

J2 - Cahors - Albi 130km


Samedi 2 mai 2015.

En ce matin, j'ai plutôt bien dormi à l'auberge de jeunesse de Cahors, dans une auberge remplie essentiellement de pèlerins de St-Jacques.

Ce samedi matin, ma priorité est de trouver un magasin de cycles, pour réparer mon plateau défectueux. Autant il était possible la veille de faire des faux plats montants et les quelques courtes côtes sans ce petit plateau, autant rejoindre Albi via le Massif Central me serait clairement impossible!

J'en trouve un dans le bas du centre-ville, avec un vendeur très sympathique, qui me dépanne.





Je pars vers 10h de Cahors, avec un peu d'appréhension devant le relief, je dois bien le reconnaître. Il y a 9 mois que je ne me suis pas engagé avec sacoches, dans un tel relief. Le ciel est plutôt serein.

A la sortie de Cahors


La sortie de Cahors se fait dans la vallée de Lot, sur une route assez étroite, sinueuse, et à assez fort trafic: c'est la route reliant Cahors à Rodez et Aurillac. C'est ainsi sur les 15 premiers kilomètres.

Entrée dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy

Le paysage est plutôt beau : c'est une route dans une vallée assez large, aux falaises plongeantes.



Paysage vert vers Vers 


 Vallée du Lot, à Vers


À Vers, je tourne à droite, direction Saint-Cirq-Lapopie. Là, les alentours deviennent franchement pittoresques ! La plupart du temps, sur la gauche, la route est à flanc de falaise. Et à droite, très souvent, le Lot serpente. La route est le plus souvent en très léger faux plat montant, qui ne se sent pas vraiment sous les roues.
Sur cette route très touristique, la circulation n'est pas si importante, mais le nombre de campings cars, quant à lui, est impressionnant ! Les campings-cars qui, sur une telle route, ont la particularité de rouler en plein milieu, faute de pouvoir serrer à droite à cause de la falaise. Parfois, la route est taillée sous la roche.


 La route, vers Saint-Géry


La route taillée sous la roche, vers Bouziès

J'arrive à Saint-Cirq-Lapopie, où je me décide de grimper jusqu'en haut du village, avant de le redescendre. Un village magnifique, un des plus beaux de France, avec des pentes à près de 16%, que je prends en sens descente !


 Saint-Cirq-Lapopie vers en bas


Saint-Cirq-Lapopie 


 Route de St-Cirq-Lapopie à Créols



Je déjeune dans une pizzeria en bas de Saint-Cirq-Lapopie, assez rapidement. Puis je pars en direction de Limogne-en-Quercy.

Une route au début très étroite et très pittoresque, sur la rive gauche du Lot. Avant une première montée dans la journée, non pas très raide, mais longue: environ 8km. Sauf avant le village de Lugagnac, la pente dépasse les 6%, ce qui en fait donc une pente très acceptable.
La route serpente dans une forêt assez peu dense, dans un paysage plutôt rocailleux. J'arrive à Limogne-en-Quercy, que je passe rapidement,
Mauvaise nouvelle: il pleut. Quelques gouttes qui n'ont rien de violent, mais qui refroidissent la température ambiante sur le plateau du Quercy.


Paysage, vers Limogne-en-Quercy

S'en suit une route en petites dents de scie, avec des dénivelés de 30 à 50m, sur près de 20km.
Très généralement, jusqu'à l'entrée de l'Aveyron, la route est plutôt montante. Le trafic routier est faible.



L'Aveyron, mon 91e département!


En Aveyron, le relief change! Fini ces dents de scie, et là, le massif central montre un vrai relief! Sur les 15km aveyronnais, je n'aurai pas plus de 20m consécutif de plat!
Tout d'abord, l'Aveyron commence par une splendide descente, à proximité de Najac. Un village haut perché que je ne connaissais pas, et qui est magnifique!



Najac, vu de la colline d'en face

 Najac, vu d'en bas
 Najac vu du village


Najac, vu d'en haut

Je traverse Najac, avec un dénivelé conséquent de près de 200m, qui sera mon plus gros dénivelé du jour. Dès lors, je commence un peu à fatiguer, d'autant plus que la météo demeure humide. Après un coca salvateur dans Najac, je poursuis ma route, avec encore 50m de dénivelé à la sortie du village.
Sur le plateau, le paysage est très beau. Mais je ne profite pas longtemps du paysage, car rapidement, je redescends dans un vallon, pour remonter par une pente tout aussi raide, et ensuite plonger dans les gorges du Viaur. La route est plutôt de bonne qualité, mais la chaussée est humide, alors je demeure prudent dans les descentes.


Une fois passé le Viaur, j'arrive dans le Tarn, dernier département du jour.
D'abord une montée pour remonter sur le plateau. Là, je commence vraiment à fatiguer. La traversée de l'Aveyron me fut aussi belle qu'usante.
Par les petites routes pas toujours indiquées sur les panneaux, j'arrive à Mirandol-Bourgougnac.

 La Garde-Viaur, un village très encaissé!


La route vers Montirat, sous pluie fine

À Mirandol, une nouvelle route sans indication me fait tromper de chemin... alors que je crois me diriger vers l'ouest, je me dirige en réalité vers le sud-est... Et je me retrouve, à mon insu et par une erreur due à la fatigue, à replonger dans la profonde vallée du Viaur, vers le Pont de Cirou... Le temps que je me rends compte de mon erreur de circuit, j'étais déjà dans le vallon... alors hop, 150m de dénivelé supplémentaire et imprévu, pour revenir sur la route principale...

Démotivé et fatigué par cet erreur de parcours due à la seule usure, je me décide d'abréger le parcours à Carmaux, fief de Jean Jaurès. Il me restait 15km jusqu'à Albi, mais Carmaux possédant une gare SNCF, je me décide de tricher, d'autant + que, par respect pour mon hôte, je n'ai pas envie d'arriver trop tard.

Carmaux, terminus du jour!

Que dire de la ville d'Albi?
Albi est peut-être la plus belle ville de France! En tout cas, assurément, une des plus belles. La cathédrale Sainte-Cécile est très imposante, et l'extérieur du château et du musée Toulouse-Lautrec est aussi très particulier!


Musée Toulouse Lautrec, Albi
 

 Musée Toulouse Lautrec, Albi


Cathédrale Sainte-Cécile, Albi

Néanmoins, je ne m'attarde pas au tourisme nocturne. Ces 130km furent exigeants, la météo pas toujours exceptionnelle, et je suis un peu fatigué. Demain, pour retourner à Agen, ce seront 150km qui m'attendent, mais essentiellement plats.

J1 - Agen - Cahors 90km


Vendredi 1er mai 2015.



Il pleut.
Je me prépare à partir pour un biketrip de 3 jours, préparé peu de temps à l'avance.

Je ne me suis jamais rendu dans le Quercy et la Rouergue, et je me dis que ce pont de 3 jours peut être mis à profit pour un tel biketrip!
Agen, Cahors, Albi, Agen : 90 + 130 + 150km, 3 jours, avec 3 reliefs différents.

Ce 1er jour m'amène donc à Agen, à 140km de chez moi.

Je pose la voiture dans le centre-ville vers 11h. Un centre-ville très pluvieux, et où il me semble avoir vite fait le tour. C'est pas que la ville est laide ou banale, mais rien n'y ressort.




Vers 13h, je pars. Direction nord-est. La pluie tombe drue, elle est forte.
Je quitte Agen par une route nationale large, jusqu'à Pont-du-Casse. C'est un faux plat très légèrement montant, mais la route est de bonne qualité.


Départ d'Agen, sous la pluie

Au-dessus du Canal du Midi, que je retrouverai dans 2 jours 



Je quitte alors cette route large pour une route parallèle, beaucoup plus étroite et tranquille. La pluie redouble de violence. Et le faux plat montant va crescendo.
Cela sera ainsi jusqu'à Laroque-Timbaut. Où j'ai une première vraie montée, avec près de 500m à 12% de moyenne ou +. C'est ma première côte, mais ça sera la plus raide de ces 3 jours!

Chapelle isolée en pleine forêt, vers Laroque-Timbaud 


Après Laroque-Timbaud, je suis sur le plateau, et je récupère une route large de bonne qualité sur quelques kilomètres.
Puis je bifurque vers Beauville. Une belle descente, que j'aurais bien aimé faire dans un paysage autrement composé que par des nuances de gris...

Champs colorés vers Beauville (47)


 Profil de Beauville (47)


Peu avant Rocquecor. La pluie est forte. 


Beauville est une ville surplombant une vallée, mais je n'y vais pas: je me contente de la regarder d'en bas. Je reste dans la vallée de la Séoune, que je remonte, tranquillement.
En arrivant dans le Tarn-et-Garonne, je passe aussi au pied Rocquecor, un village en amont de la vallée aussi. Il pleut toujours plus fort
Je continue, vers Montaigu de Quercy, Coullousac, toujours direction Nord Est.

A Couloussac, au beau milieu de nulle part, alors qu'il pleut fortement et que je suis à 40km de la première gare SNCF, j'ai un problème technique de dérailleur avant : mon petit plateau ne passe plus.
Dégoûté, au devant de futures montées, je me décide néanmoins à continuer.

 Montcuq dans la brume!


 Lac en amont de Montcuq


Les routes sont rurales, sans trafic, et j'arrive assez rapidement dans le très village de... Montcuq! La météo faisant, je ne m'attarde pas dans ce village, et je continue vers Cahors.
5km de route encore une fois à assez fort trafic, puis avant Saint-Pantaléon, je rebifurque sur la gauche, une petite route, qui par les plateaux de Cahors, m'amènera directement sur le pont Valentré.


Un dernier faux plat prononcé qui se termine en vraie montée, jusqu'à Trespoux-Ressiels. Sur le plateau, il fait frais, mais au moins, il ne pleut plus ! Les paysages sont tantôt rocailleux, tantôt verdoyants, tantôt composés de vignoble.


Dégradé de gris et vert, vers Villesèque 


Vignoble du Cahors

Couleurs vives au-dessus du Lot 


A 5km de Cahors, encore sur le plateau qui se compose de courtes montées et descentes : gros souci : mon petit plateau se déchausse, et ma chaîne se coince entre le petit et le moyen plateau... Je n'ai plus que 500m à faire, avant une descente vers la ville.
Je me décide de faire à pied les 500m, et de me lancer sans pouvoir tourner les pédales dans la descente. Une descente rapide, plutôt belle, et qui m'envoie directement sur le pont Valentré, qui est le haut lieu touristique de Cahors.



 Arrivée à Cahors


Le Pont-Valentré, Cahors 
 Sur le pont Valentré
 Sur le pont Valentré
Toujours sous la pluie, la place principale de Cahors, à la tombée de la nuit.

Le Pont Valentré se passe à pied, forcément. Un pont vraiment très beau, qui relie le côté ouest de Cahors au centre-ville. Puis je rejoins l'auberge de jeunesse, à 1km de là, à pied, faute d'avoir pu remettre la chaîne.
Sans outils spécifiquement adaptés, le soir, je mettrai 30 minutes à la remettre. Le lendemain, je commencerai la journée en passant dans un magasin de cycles, atelier réparation, sans quoi la poursuite de ce biketrip sera impossible.

Après ces 90km plutôt humides et constitués de trois longs faux plats montants et de franches descentes, je suis plutôt en forme, et prêt à enchaîner la journée du lendemain, bien plus vallonnée.

mercredi 13 mai 2015

Un dimanche de pluie dans le St-Emilion



Dimanche 26 avril 2015
Je suis à Bordeaux car j'y retrouvais des amis le samedi. Mais en ce dimanche où j'avais prévu une virée le matin, il pleut.


Il pleut fort, mais je fais une sortie malgré tout dans le nord de Bordeaux. Rien de très long : une vingtaine de kilomètres, pour m'échauffer, et essentiellement pour découvrir ce coin de Bordeaux en pleine transition, et que je connais mal.


Le trajet prévu : partir de Blanquefort, rejoindre le centre-ville de Bordeaux, puis rentrer à Blanquefort. Plutôt tout plat, sauf le pont d'Aquitaine.



Sous une pluie battante. Après 8km plutôt en campagne sur des routes refaites récemment et plutôt agréables, j'arrive à Bordeaux-Lac. Le vélodrome, le nouveau stade. Sympathique.

Le vélodrome de Bordeaux

Le nouveau stade de Bordeaux

Je prends alors une route cyclable, jusqu'à la rocade, qui m'amène sur le pont d'Aquitaine.

La bande cyclable sur le pont d'Aquitaine est étroite, environ 1m, elle est bruyante avec la rocade bordelaise, et elle est à double sens. Bref: la piste cyclable a le mérite d'exister, mais ce n'est pas forcément un endroit glamour...

Je monte jusqu'au sommet du pont, après environ 500m à 6%. Rien de difficile, puis, toujours sous une pluie battante, je redescend du même côté.


Sur le pont d'Aquitaine


Vue de Bordeaux, sous la pluie, depuis le pont d'Aquitaine

Ensuite, je me perds dans un nouveau quartier vers le port de Bordeaux, un quartier en rénovation ; et j'atteins après 3km, le nouveau pont Chaban Delmas. Dès lors, la pluie est toujours + forte, et je décide rentrer en vélo, par la même route. À vrai dire, Je suis agréablement surpris par la densité et la qualité des routes cyclables dans le nord de Bordeaux, particulièrement sécurisantes!

La pluie se calmant un peu. Je rentre néanmoins trempé à mon point de départ! Qu'importe, cela ne me dissuade pas de me projeter dans une nouvelle sortie, l'après-midi dans le vignoble du Saint-Emilion !


Un déjeuner, 30km de voiture jusqu'à Libourne, et c'est reparti pour 80 autres kilomètres !
Je dois bien dire que je ne me décide à faire ces 80km, uniquement parce que les prévisions météo horaires m'indiquent un arrêt de la pluie de 14h à 18h.

Plan de ces 80km

Libourne, point de départ du biketrip

Je pars donc de Libourne, par une chaussée toujours détrempée, mais un ciel un peu plus clément.
Libourne est une belle petite ville, avec une place sympathique, mais je me décide de partir assez rapidement en direction de St-Emilion, car ma fenêtre météo est étroite.

Et contrairement au matin, c'est un petit plaisir que de laisser la tenue imperméable sur le porte-bagage!

Je prends la direction Est vers Saint-Emilion. Une superbe petite route qui serpente au milieu des vignes. En léger faux plat montant.

Saint-Emilion est une ville magnifique, une des plus belles de France!

Vignoble vers Saint-Emilion


Tour à Saint-Emilion

Assez rapidement, je me dirige vers Montagne, puis je me perds sur des petites routes viticoles, plus ou moins direction Est. Le paysage est légèrement vallonné, très sympathique. Le trafic routier est quasi nul, il y a ENFIN de timides éclaircies !


La route vers Montagne


Paysage, vers Parsac
Château vers Monbadon

La route a quelques virages à angles droit, et je m'y perds un peu à quelques carrefours. Ma carte Michelin n'est pas assez précise pour me diriger, alors je vais parfois au pifomètre. Après quelques kilomètres, j'arrive à Puisseguin, non sans un vrai petit raidillard dans le vignoble auparavant.
Puis, toujours par des petites routes, j'arrive à Saint-Cibard.


Rapidement, en bas d'une descente, j'arrive en Dordogne. La Dordogne, mon 89e département atteint en vélo!

Arrivée en Dordogne, mon 89e département français atteint en vélo.

Une côte, puis je tourne à droite, à nouveau sur une petite route, en direction de Montpeyroux. Une route plutôt plate, très agréable, essentiellement en forêt.

Quelques kilomètres après, j'arrive au pied d'une sacrée côte, la côte de Montpeyroux. Une côte d'environ 2km, qui m'amène au centre du village. Un village tout petit, sur un promontoire, et qui à son sommet a un superbe ensemble église et château.

Montpeyroux


La route dans la forêt, avant Saint-Michel-de-Montaigne.

Je continue direction Sud, direction Saint-Michel-de-Montaigne. Toujours par des petites routes. Et dans la forêt. A Saint-Michel-de-Montaigne, encore une belle côte de près de 100m de dénivelé, assez raide.

Je passe Saint-Michel-de-Montaigne, je redescends vers la Lidoire, je repasse en Gironde, puis, à nouveau, une dernière belle côte ! Vers Belvès de Castillon. Où je retrouve un paysage de vignoble, très agréable.
Une dernière bosse à passer, avant d'arriver à Castillon-la-Bataille. Je ne fais que traverser ce village, sans m'arrêter.


Paysage, vers Belvès de Castillon

Je fais ensuite 10km sur une route à assez forte circulation, le genre de route qui a les inconvénients de ses avantages. Avantages : la route est en ligne droite, plate, et le bitume d'excellente qualité. On peut atteindre des belles vitesses.
Inconvénients: le trafic routier, et des véhicules qui doublent à 100km/h voire +, parfois en frôlant. L'obligation de rester droit sur sa ligne. De surcroît, il y a un vent 3/4 face assez prononcé.

En aval de Saint-Emilion


Peu avant Saint-Emilion, je me décide à reprendre par le village et les vignobles, afin de faire la montée pavée de Saint-Emilion ! Une belle montée dans la ville, digne du Tour des Flandres, sans un dénivelé importante mais rendue usante par la route, et aussi son caractère semi-piéton. Le village est très beau, il y a beaucoup de touristes par ailleurs, mais je suis concentré sur cet ultime effort, avant de finir en faux plat descendant jusqu'à Libourne.


Une rue pavée, dans Saint-Emilion


Saint-Emiilion

J'arrive à Libourne vers 18h30. La sortie m'aura + lessivé que prévu, du fait surtout de la météo et de la chaussée humide, et parfois des routes étroites au mauvais rendement.  Mais je ne la regrette pas.


Après un dîner à Libourne, je n'aurai plus qu'à faire 2h de route jusqu'à Hagetmau, dans les Landes.

Mon prochain voyage m'amènera dans le Lot et l'Aveyron.